L'accord obtenu ce matin, sous présidence française, par
les pays européens dans le cadre du bilan de santé de la Politique Agricole
Commune, marque la dernière étape vers la dérégulation des marchés.
Dans un monde désormais
avide d'organisation et appelant à l'intervention légitime de la puissance
publique, les coopératives agricoles ne peuvent se satisfaire de ce triste
compromis qui, aussi bien dans le domaine du végétal (amputation de
l'intervention céréalière) que celui de l'animal (augmentation des quotas
laitiers), dénature les mécanismes d'organisation et ne leur permet plus
d'assurer leur rôle de filet de sécurité. Les coopératives agricoles, largement
impliquées dans le développement des industries agroalimentaires ont besoin,
tout comme leurs adhérents, d'une stabilité du prix des matières premières pour
assurer leur pérennité et maintenir la confiance du
consommateur.
Cette réforme, engagée
sur le présupposé d'une hausse des matières premières agricoles, ne prend pas en
compte un contexte international à l'origine d'une volatilité structurelle des
prix des produits agricoles.
En livrant ainsi
l'agriculture et l'alimentation au mythe des marchés autorégulateurs, les
ministres ont pris la lourde responsabilité de compromettre l'avenir même de la
PAC après 2013.
Coop de France en
bref :
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Président : Philippe Mangin
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Directeur Général : Yves Le Morvan
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Coop de France est la représentation unifiée des entreprises coopératives
agricoles qui jouent un rôle incontournable dans l'économie agricole,
agroalimentaire et agro-industrielle française.
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La Coopération agricole en chiffres :
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3 200 coopératives et 1 600 filiales
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80 milliards d'euros de chiffre d'affaires
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Plus de 12 700 cuma
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150 000 salariés directs
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3/4 des 600 000 agriculteurs détiennent du capital dans une ou
plusieurs coopératives